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Archive for décembre, 2014

L’invasion des piranhas

L'invasion des piranhasLes piranhas, c’est comme les requins. Avec le succès, ils se multiplient. Il y a eu «Piranhas» réalisé par Joe («Gremlins») Dante, puis «Piranha II, les tueurs volants» de James («Terminator») Cameron et voici une production franco-brésilienne réalisée par un autre maître du cinéma fantastique, l’Italien Anthony M. Dawson, plus connu sous le nom d’Antonio Margheriti… qui réalisa, dans les années 60, quelques jolis films d’épouvante comme «La danse macabre» avec Barbara Steele, quelques péplums et parodies de James Bond. Margheriti semble avoir aujourd’hui perdu ce petit brin d’originalité qui faisait le charme de ses anciens films. Son «Invasion des piranhas» n’a plus cette petite étincelle qui transformait les séries B ringardes en petits joyaux délirants et incongrus. Côté réalisation et scènes-choc, le film tient ses promesses et les piranhas bouffent la chair humaine d’une manière peu ragoûtante. Mais l’intrigue reste d’une désarmante simplicité, avec des bons plus «roses» que nature et des méchants plus «noirs» qu’on n’oserait l’imaginer. Des truands attaquent une mine d’émeraudes et cachent le butin dans un lac qu’ils ignorent rempli de ces charmantes petites créatures carnassières. Les plus pressés, qui récupéreraient bien le magot en cachette des autres, vont y laisser la peau et… la viande ! Les autres, avertis du danger, vont mettre au point un ingénieux stratagème pour repêcher leurs pierres précieuses. Au générique du film, outre Majors, Black et Hemingway… il y a aussi Marisa Berenson et James Franciscus. Une belle brochette de comédiens qui mettent un peu d’épice sur ce fade steak tartare d’épouvante.

Autoroute pour la mort

Ceci est un téléfilm américain. Mais ce n’est pas grave, parce que I’«Autoroute pour la mort» d’Hal Needham, tourné en 35 mm avec les moyens habituels du cinéma, ne se refuse rien : plans d’hélicoptère, courses-poursuites sur autoroute, carambolages, cascades, etc. C’est seulement cadré un peu plus serré et plus allusif sur la violence et l’horreur (contrairement à ce que laisse entendre le titre français… Le titre original est «Deathcar on the freeway» (voiture de mort sur l’autoroute). Un maniaque s’amuse a empêcher les dames seules au volant de sortir de l’autoroute et les pousse, avec son van amélioré d’un moteur turbo, jusqu’à ce qu’elles se tuent… L’acte de tuer est volontaire. Mais le film sait vous donner le frisson en montrant qu’on est chacun à la merci d’un dingue qui ignore qu’il a entre les mains un instrument de mort et qui, pris d’un soudain coup de sang parce que vous n’avez pas dégagé assez vite, est prêt à vous envoyer dans le décor en jouant les redresseurs de torts. Beaucoup d’entre nous ont déjà subi cette sorte d’agression. Et, si on y répond, c’est l’escalade de la violence… Comme tout téléfilm, «Autoroute pour la mort» moralise sec. L’héroïne du film, une reporter qui a décidé de traquer et de découvrir l’identité de ce «Mad Max des autoroutes», vous regarde droit dans les yeux lors de son show télévisé, et vous explique qu’on est tous des tueurs en puissance. Le film est réalisé par un ancien cascadeur passé à la réalisation dans des films d’action Hal Needham. Il a son équipe de cascadeurs-autos et il s’offre quelques scènes de carrosseries froissées, de dérapages (contrôlés ou non) et d’accidents superbes à voir et qu’on se prend (puisqu’on se sent proche des victimes) en plein dans le pare-brise !