A voix haute

Ce que je pense et à voix haute !

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Archive for mai, 2014

King Creole

King Creole La carrière cinématographique d’Elvis Presley a longtemps été considérée souvent à juste titre comme un chemin semé d’embûches. Sur les trente-trois longs métrages où le King apparaît, rares sont les films où Elvis s’impose comme un véritable acteur. Pourtant, « King Créole » nous révèle un Presley doué d’un réel talent. Il incarne Danny Fisher, un garçon de la Nouvelle-Orléans qui chante merveilleusement. Acoquiné avec une bande de malfrats et aux prises avec un père faible, Danny est toujours partagé entre le Bien et le Mal, entre la volonté d’aider sa famille et la facilité de gagner de l’argent malhonnêtement. Bien sûr, le film n’est qu’un prétexte pour placer des chansons, mais la performance d’Elvis est véritable. Le noir et blanc sublime cette réalisation de Michael Curtiz (« Casablanca », « La piste de Santa Fe »). Carolyn Jones, troublante et obscure, sert à merveille le jeu d’Elvis. L’un des meilleurs films du King.

Le bal

A l’origine de ce film, il y a le spectacle qui fit la gloire du Théâtre du Campagnol.

L’auteur, metteur en scène et directeur de la troupe, Jean-Claude Penchenat, participa au travail d’adaptation pour le film. « Le bal «est une évocation de l’histoire d’un dancing des années 30 aux années 80. Un spectacle, tout en danse et en pantomime, sans un mot de dialogue. Mais Ettore Scola ne s’est pas contenté de filmer le spectacle, il l’a reconstruit pour en faire un véhicule à ses propres préoccupations : l’étude de l’individu dans une réalité sociale et l’étude de l’évolution des mœurs par rapport à l’Histoire. En 1936, c’est le Front populaire (notamment avec un personnage rappelant le Jean Gabin de « Pépé le Moko »… un souvenir cinéphile très émouvant). Pendant les années de guerre, c’est la présence des Allemands et les alertes. Mais la danse continue. En 1945, c’est la Libération et les rythmes be-bop. En 1956, sur fond de guerre d’Algérie, c’est la submersion des rythmes latino-américains par l’intrusion du rock. Enfin 1968… Au-delà des musiques et des pas de danse qui se succèdent, «Le bal «est aussi une suite de tranches de vie.., agrémentée de véritables scènes chorégraphiées qui réjouiront les amateurs de comédie musicale.

Appelez-moi Johnny 5

Voici la suite ou plus exactement l’exploitation commerciale de « Short circuit », le film à succès (sauf en France) de John Badham. La jolie Ally Sheedy a hélas, trois fois hélas !disparu de ce second épisode. Mais il reste Fisher Stevens, dans un rôle (de composition) de jeune Indou scientifique un peu lunatique, et le robot trop humain nommé (non plus Number 5 mais…) Johnny 5!

Appelez-moi Johnny 5 Dans le précédent épisode, cet engin militaire top secret, doté de tous les gadgets les plus sophistiqués et de tous les circuits les mieux intégrés, a été déréglé par un coup de foudre, un véritable éclair malencontreusement tombé du ciel, qui lui a modifié ses programmes et lui a donné des émotions très humaines. Après avoir réussi à échapper à toutes les forces armées des Etats-Unis lancées à sa poursuite, grâce à une jeune écologiste dont il était tombé fou amoureux, Johnny 5 part maintenant à la conquête de Manhattan. Naïf et avide de nouvelles informations, il rencontre des businessmen ambitieux, des braqueurs de coffres, des banquiers corrompus, des flics qui tirent sur tout ce qui bouge, etc. Johnny 5 a l’art de se mettre dans les situations les plus périlleuses et les plus folles. Il est sûrement le seul robot de la planète à jouer les hippies et à se faire embarquer au poste de police avec les menottes. Les cascades et les effets spéciaux se multiplient. Le film est un vrai divertissement, mais on y cherche vainement ce qui faisait l’originalité et le charme de « Short circuit ».