A voix haute

Ce que je pense et à voix haute !

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Archive for avril, 2014

3615, code Père Noel

Le réalisateur du « Passage » attaque de plein fouet un des symboles les plus éternels de notre société : le père Noël. René Manzor a construit un thriller au style visuel très étonnant. Chaque image, composée comme un tableau, procure une émotion, crée le dépaysement ou la distanciation avec une violence somme toute assez crue. La plus grande partie de « 36.15, code Père Noël » se passe dans un manoir, qui est le troisième personnage du film. Thomas, petit garçon de neuf ans, choyé par sa maman mais sans papa, assez exaspérant tellement il est conditionné par l’informatique et les super-héros, a un point faible : il croit au père Noël. Le 24 décembre à minuit, il l’attend pour le capturer. Mais par une suite de hasards, un dangereux psychopathe débarque par la cheminée, déguisé en père Noël. René Manzor a réalisé un thriller efficace et subtil qui dépeint sans complaisance un monde où l’enfant, hyper protégé et livré à lui-même, se voit proposer, en guise de héros, une Rambo-machine à tuer ! Patrick Floersheim, en père Noël psychopathe, et Louis Ducreux, en grand-père dépassé par les événements, sont étonnants. Ce film, beaucoup plus abouti et intelligent que la plupart des films américains du genre, n’a pas connu en salles le succès espéré. La vidéo devrait lui permettre de trouver enfin son public..

Faux-semblants

David CronenbergDavid Cronenberg trimballe, d’un film à l’autre, son obsession de la destruction physique et psychique de l’individu. Et, à chaque film, son approche est différente. Dans « Faux-semblants », qui a remporté le Grand prix du Festival d’Avoriaz 1989, on retrouve cette lente désagrégation de l’individu. Mais, loin des effets horrifiques de films comme « Parasite murders » ou « La mouche », il organise ici une œuvre dérangeante, mais jamais écœurante. De vrais jumeaux, gynécologues de renom, partagent tout… même les femmes. L’un est plus extraverti et séducteur, l’autre plus introverti et timide. Leur ressemblance leur permet toute les substitutions, professionnelle ou amoureuse. Mais un jour, une femme, une actrice, surgit dans la vie de l’un deux, puis des deux. Et elle entraîne le plus faible vers la déchéance et la drogue. Pour sauver ou rejoindre son jumeau, l’autre plongera aussi. Le plus époustouflant du film est le travail de comédien de Jeremy Irons qui compose deux personnages voisins (puisque jumeaux), mais ayant chacun leur personnalité propre. Un détail imperceptible, une attitude, une réplique permet de savoir qui est qui. Et, sur l’écran, les jumeaux, interprétés par Jeremy Irons, s’intègrent étonnamment dans la même image, grâce à l’utilisation d’une technique de double filmage d’une même séquence sur une même pellicule, réglée par ordinateur. « Faux-semblants » est un film dérangeant, fascinant, étonnant, dont on ne sort certainement pas indemne !

L’e-liquide, c’est quoi ?

mega cigarette

L’accroissement des nombres de fumeurs se fait actuellement ressentir de plus en plus. Cela est dû au stress, aux problèmes du quotidien et la plupart du temps pour le plaisir. Avec l’innovation technologique, les fumeurs ont hérité d’un petit appareil révolutionnaire, connu sous le nom de cigarette électronique, afin de pouvoir consommer le tabac autrement. La cigarette électronique séduit maintenant la majeure partie des consommateurs de tabac pour les nombreux avantages qu’elle apporte. Malgré cela, quelques questions se posent sur son mode d’emploi, son contenu, ses bienfaits.

La cigarette électronique est très simple d’emploi. Son concept est basé sur le fait d’aspirer une vapeur aromatisée qui résulte d’une réaction chimique. Quelle que soit la marque du produit, la cigarette électronique dispose de la même mode d’emploi et du même fonctionnement et surtout des mêmes principes. Un « aromatiseur » qui se trouve dans ce produit permet d’envoyer de la vapeur dans les cartouches grâce à un effet qui est produit électroniquement. Alimentée par une batterie, elle dispose d’une autonomie considérable et offre une possibilité d’être rechargée en cas d’usure. L’e-liquide qui se trouve dans la cigarette électronique produite par Vapofil remplace les 4000 éléments toxiques qui se trouvaient dans la cigarette classique. Le mélange des mèches en coton ou bien en fibre avec l’e-liquide produit la vapeur dont le consommateur aspire afin de donner la sensation ainsi que le goût de la cigarette.

petite cigarette electroniquePour ce qui est du contenu, la cigarette électronique est composée des produits variables qui sont totalement inoffensifs. Elles contiennent généralement de la nicotine, du glycérol ou bien du propylène qui sont regroupés dans une cartouche. Les substances dangereuses dépendent et varient selon la cigarette électronique choisie. En tous cas, le dosage de chaque substance est bien étudié et limité à la limite de suivre les normes sanitaires du consommateur. En tous cas, la cigarette électronique est moins dangereuse que sa précédente et présente encore plus d’avantages.

modeles de cigarette

La cigarette électronique est réputée pour sa faculté de pouvoir régulariser la consommation de nicotine de son utilisateur grâce au dosage des cartouches. Grâce au e liquide, la cigarette électronique émet des vapeurs au lieu des fumées désagréables et mal odorantes que provoque la cigarette électronique. Dans les lieux publics ou avec un peu de monde, ce nouveau produit ne nuit pas du tout à l’environnement. Bref, la cigarette électronique présente encore plus de bienfaits à son consommateur que la cigarette électronique. C’est à cause de cela que la grande partie des consommateurs optent pour la cigarette électronique.

Bandini

Bandini Le réalisateur belge Dominique Deruddere adapte ici, avec une rigoureuse fidélité, le roman de John Fante, l’écrivain américain à la mode, qui se décrit lui-même sous les traits d’Arturo Bandini, ce fils d’émigrés italiens d’une petite ville du Colorado. Durant le rude hiver 1928, le père d’Arturo, qui est maçon, est à court de travail. En outre, il a perdu au poker. Sa femme, Maria, s’endette chez l’épicier. Enfin, le père reçoit une commande : il doit construire une cheminée chez une riche veuve, Mme Hildegarde qui, aussitôt, tombe sous le charme du bel Italien. Celui-ci succombe et, quelques jours plus tard, pris de remords, rentre chez lui. Mais la belle Maria a la fierté ombrageuse. Elle renvoie immédiatement son mari qui, désemparé, retourne chez Mme Hildegarde. – Le temps passe, Maria s’obstine. Il ne reste plus à Arturo, le fils aîné, qu’à prendre la situation en main. Joli film, souvent émouvant, « Bandini » doit beaucoup au choix idéal de ses interprètes, d:Ornella Muti (Maria) à Faye Dunaway (Hildegarde), en passant par l’excellent Joe Mantegna, découvert dans « Engrenages » ou « Parrain d’un jour »…

Le quai des brumes

Le quai des brumes Jean, un déserteur, s’est réfugié au Havre dans l’espoir d’embarquer bientôt pour l’étranger. Là, il est hébergé, dans une petite cabane au bout des quais, par le chaleureux Panama. Il fait bientôt la connaissance d’un peintre farfelu et d’une ravissante jeune fille triste, Nelly, qui semble terrorisée par son tuteur. Tombé éperdument amoureux d’elle, Jean décide de rester quelque temps en France, mais s’attire très vite des ennuis. Le tuteur et une bande de voyous veulent lui régler son compte. Toute la poésie de Prévert envahit ce film. Auteur du scénario et des dialogues (« T’as d’beaux yeux, tu sais »), il sait trouver le ton juste pour ne jamais faire basculer l’intrigue dans le mélo redoutable, tant convoité aux Etats-Unis à l’époque. Un demi-siècle après sa sortie, les images ont gardé tout leur charme d’antan. Michèle Morgan est simplement irrésistible. Jean Gabin le charmeur lui illumine le regard. A sa sortie, le film fut taxé de démoralisateur des troupes à la veille du second conflit mondial… Il décrocha le Prix de la mise en scène au Festival de Venise, pourtant « embourbé » dans la dictature mussolinienne…

Hiver 54 – l’Abbe pierre

Abbe pierreAvec la crise et ses nouveaux pauvres, la fin des années 80 a vu le grand retour de l’abbé Pierre, pour une nouvelle croisade. Du coup, après» Les chiffonniers d’Emmaüs », tourné à chaud en 1954, le cinéma se penche à nouveau sur ce curé pas comme les autres. Après André Reybaz, c’est Lambert Wilson qui arbore la barbe, le béret et le blouson de l’infatigable défenseur des sans-logis, comme on disait alors. Le film de Denis Amar retrace la généreuse épopée de cet hiver terrible, où des familles entières étaient expulsées par — 15°, et comment cet ancien résistant, ex-député en soutane, s’y est pris pour mobiliser la France entière — en utilisant (déjà !) la puissance des médias. Une des scènes les plus réussies, en ce sens, est celle où l’abbé prend d’assaut le plateau de Radio-Luxembourg sous les yeux ébahis du personnel de la station. Pour le reste, la reconstitution est honnête et les rôles judicieusement répartis : Claudia Cardinale fait son comeback en généreuse bienfaitrice et, surtout, Robert Hirsch est époustouflant en chiffonnier et bras droit de l’abbé Pierre.