A voix haute

Ce que je pense et à voix haute !

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Nadine

Robert Benton, qui s’est fait connaître en tournant» Kramer contre Kramer », s’est sûrement amusé en dirigeant Jeff Bridges et Kim Basinger dans cette comédie policière. La belle Kim y incarne Nadine, une fofolle qui, s’apprêtant à divorcer, accepte de poser nue pour un photographe qui prétend travailler pour Playboy. On est en province dans les années 50 : vus voyez d’ici le scandale ! Prise de remords, Nadine veut récupérer les photos. Paf ! On assassine le photographe sous ses yeux. C’est le début d’une course-poursuite débridée, pleine de rebondissements, autour du couple terrible que forment Nadine et son futur ex-mari Vernon (Jeff Bridges), un raté héroïque qui fera face, avec elle, à une machination compliquée à souhait. Au total, un agréable divertissement.

Working Girl

Working GirlS’il y a un film qui peut se vanter d’en mettre plein la vue avant même qu’on en découvre une seule image, c’est bien celui-là. Fort d’une distribution prestigieuse, « Quand les femmes s’en mêlent » (heureux titre français I) ne parvient pourtant pas à enthousiasmer complètement le spectateur. Pour son onzième film, Mike Nichols (« Le lauréat », « La brûlure ») a choisi de nous décrire l’ascension fulgurante d’une jeune secrétaire insatisfaite de sa condition. Désireuse de ne pas rester éternellement dans l’ombre de ses supérieurs, Tess McGill (Mélanie Griffith), une jeune femme de trente ans, décide de réagir et de prouver qu’elle vaut mieux que ce qu’on pense d’elle. A la première occasion, elle se fait passer pour sa patronné et se lance dans le monde impitoyable des affaires où elle connaîtra amour et succès. A mi-chemin entre la grosse farce et le conte de fées, « Working girl » fait la part un peu trop belle à l’adage qui veut que la réussite ne vienne qu’en travaillant. Mais après tout, ce n’est qu’une comédie. Et on ne manquera pas d’apprécier la formidable prestation de Melanie Griffith qui est la véritable révélation du film alors qu’Harrison Ford et Sigourney Weaver sont toujours aussi épatants. On ne rit donc pas aux larmes, mais on passe un très agréable moment.

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