A voix haute

Ce que je pense et à voix haute !

rainbow

Signé Charlotte

Signé CharlotteDeux femmes pour un homme. Mathieu après avoir eu une vie mouvementée s’est équilibré et installé dans la vie avec une douce jeune femme. Surgit alors du passé une Charlotte un peu chanteuse, un peu punk et beaucoup fofolle. C’est une ex de Mathieu. Avec elle, il a vécu l’amour passion, la déchirure. Ladite Charlotte débarque avec son sac à dos de problèmes, ses caprices de femme-enfant, ses fantasmes et surtout avec un meurtre sur le dos. Le film tourne alors à la comédie policière. Charlotte entraînera Mathieu dans sa cavale jusqu’à la frontière espagnole. Mythomane, fol-dingue et en même temps sympathique et passionnée, Charlotte tient dans ses mains le destin de Mathieu. Un premier film de «sisters» qui fonctionne bien. Le tandem Caroline/Isabelle Huppert tourne bien. On découvre même une autre Isabelle Huppert avec un registre comico-triste qu’on ne lui connaissait pas. Un film sensible et plein d’imagination.

Love lettersLove letters

On parle de Coppola, Bogdanovich ou Scorsese comme les poulains du maître de la série B, Roger Corman… Tous ont commencé en faisant un petit film d’épouvante, de science-fiction ou un thriller. Et, aujourd’hui, ils sont parmi les cinéastes les plus marquants de la nouvelle génération américaine. La «poulinière» Corman semble bien avoir engendré un vrai cinéaste. Pardon… «une» cinéaste ! Amy Jones. Corman l’a d’abord engagée comme chef monteuse puis, en 1981, lui a confié la réalisation de «The slumber party massacre». On était en pleine vogue « Halloween » et autres «Massacres à la tronçonneuse». La douce Amy a donc imaginé trois nanas venues, chez l’une d’elles, pour une party «sac de couchage» et traquées par un tueur fou à la perforeuse rôdant autour de la maison. Inutile de dire que, féminisme oblige, les dames avaient le dessus. Mais, tout dégoulinant de sang et de clichés, ce dernier film (inédit en France, même en vidéo) avait déjà de nombreuses qualités. La réussite de «Love letters» n’est donc qu’une demi-surprise. Amy Jones s’offre un portrait de femme attachant, mais sans complaisance. Anna est étudiante et disc-jockey «classique». Un soir, elle rencontre un photographe plein de charme, mais marié. Elle décide donc de l’éliminer de sa vie sentimentale. Mais, à la mort de sa mère, Anna découvre dans ses affaires une série de belles lettres d’amour que la défunte échangeait en secret avec un autre homme. Ce bonheur idyllique, mais frustrant la décide à tenter l’aventure avec le photographe marié. Mais la réalité est loin de ce qu’elle rêvait. Anna, c’est Jamie Lee Curtis (une habituée des films de tueurs fous). La comédienne et sa réalisatrice peuvent enfin montrer qu’elles sont capables de mieux que les sanglants thrillers. «Love letters» est une chronique dramatique qui séduit comme une petite musique douce amère.

Leave a Reply