A voix haute

Ce que je pense et à voix haute !

rainbow

Une variété de produits pour les voitures de luxe

Mon cousin possède une Renault Kadjar, déjà réputée par sa gamme étendue, c’est la voiture idéale pour rouler partout. En plus d’avoir un design très original, elle offre un confort exceptionnel. Sans parler de son aspect pratique et son équipement en série. Il lui a fallu une fortune pour avoir cette auto dont t-il n’arrive plus à se séparer. À force de trop l’utiliser, les pneus ont fini par s’user de l’intérieur. On s’est vite rendu compte qu’il s’agit d’un problème du parallélisme. Comme il s’agit d’un modèle dernier cri, on avait eu du mal à trouver la pièce adaptée à un prix abordable.

kadjar
On peut dire que la chance a tourné de notre faveur quand un ami nous a recommandé le site PiecesAUTO24.Be. Il nous a expliqué la fiabilité de ce site et le prix très attractif proposé à sa clientèle.
Il est vrai qu’acheter des produits automobiles sur internet facilite la tâche et c’est plus économique. Et on n’a pas besoin d’être un expert d’automobile pour le faire. Mais en tout cas, il faut tenir compte des arnaques, car certains sites sont moins sérieux. On a quand même tenté le coup et en seulement 48 h, le produit nous a été livré en parfait état. On a dépensé moins tout en gardant le même niveau de qualité de l’auto. D’autant plus, des professionnels peuvent conseiller le futur acheteur dans leurs choix d’achat. Si vous avez du mal à vous procurer des pièces neuves et originales, essayez ce site, il est vraiment super.
Et pour trouver la pièce qu’on a tant cherchée, il nous a juste fallu donner des détails sur le modèle. On s’est fait aider par un mécanicien pour installer, il a fallu une heure pour tout monter. Les produits que ce site est vraiment irréprochable et de haute qualité. Et on était épaté par la rapidité de la livraison. Dans ce cas, je vous recommande vivement le site, car c’est plus pratique en vous évitant de faire une dépense coûteuse.

Un exemple pour savoir comment remplacer ses disques de frein :

Footloose

FootlooseAprès «Flashdance»… «Footloose» ? Le produit est très ciblé jeunes et surtout très ciblé américain ! Dans une petite communauté du Middle West, moralement régie sous la férule inflexible d’un pasteur qui a banni de la communauté la musique rock et la danse, surgit un jeune citadin. Du genre beau mec à faire craquer les nanas, un rien jeune coq pour déclencher des bagarres, mais surtout assez en révolte contre l’autorité adulte pour réveiller le syndrome JamesDean. Mais la subversion s’arrête là ! Ce fils de bonne famille est un brave garçon dont le seul combat sera de faire comprendre aux adultes que la danse est une façon de s’exprimer avec son corps et de s’épanouir… mais que ce n’est pas forcément synonyme de drogue et de violence. Pour cela, le jeune citadin, soutenu par la fille même du pasteur qui n’est pas insensible à ses charmes, ira jusque devant le conseil municipal, citations bibliques à la bouche, pour démontrer à un monde d’adultes fossilisé que la danse est quasiment un bienfait divin… Et tout finira par une surboum style «chastes collégiens» avec un peu de smurf surgi d’on ne sait où ! Démagogue, «Footloose» l’est. Mais on peut y trouver un plaisir naïf et manichéen, si on aime les bons sentiments et les belles histoires. Herbert Ross, réalisateur de films confirmé après avoir été un chorégraphe réputé à Broadway, a toujours montré une sensibilité particulière à la danse. Si la scène de surprise party finale frustre un peu, on se laisse complètement avoir par le clip dansé par Kevin Bacon (et ses doublures) dans l’entrepôt désert. Sur la fameuse chanson «Footloose», c’est trois minutes de bonheur qui défient l’apesanteur et les lois de l’équilibre !

La forteresse noire

La forteresse noirePendant la Seconde Guerre mondiale, un détachement de la Wehrmacht arrive, dans un défilé montagneux de Roumanie, aux pieds d’une sinistre forteresse-prison à l’étrange architecture : des centaines de croix d’argent sont scellées dans les murs. En tentant de les détacher, plusieurs soldats sont brûlés par une force mystérieuse. Le commandant met ces événements sur le compte de la Résistance des villageois, si bien qu’un capitaine SS est envoyé sur place, dans le but d’exercer une répression impitoyable. Pour résoudre l’énigme de la forteresse, il fait venir un vieux professeur interné dans un camp de concentration. Nous comprendrons bientôt qu’une présence terrifiante habite l’antique édifice, lequel n’a été construit que pour retenir prisonnier ce monstre diabolique… Il y avait longtemps qu’on n’avait pas vu un film fantastique de ce style. Dans un décor remarquable, suintant la terreur, c’est l’intéressante confrontation de la peste nazie et du Mal absolu symbolisé par une entité terrifiante… Comme souvent, la fin est un peu décevante par rapport au mystère du début : le monstre, dessiné par Bilai, est très esthétique, mais pas vraiment convaincant et le duel final est un peu puéril. Parmi les qualités du film, notons cependant la magnifique et envoûtante musique de Tangerine Dream.

Le dernier testament

La fin du monde comme si vous y étiez… Après le spectaculaire «Le jour d’après», lourde machine démonstrative qui décrit une région américaine après une explosion nucléaire,Le dernier testament «Le dernier testament» est un tableau plus intimiste, et en cela plus proche de nous. C’est la vie d’une famille dans une petite ville californienne, une vie quotidienne qui suit son cours : petites joies, petites peines… Le père (William Devane) va travailler à San Francisco, et l’après-midi les enfants sont rassemblés autour du poste de TV tandis que la mère vaque à ses occupations. Soudain, le programme s’arrête, un signal rouge clignote sur le petit écran : alerte atomique ! C’est comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu. Après l’éclair aveuglant, rien n’a changé semble-t-il. Puis, petit à petit, on s’aperçoit que la petite ville est coupée du monde. La catastrophe s’est produite. Dès lors, c’est le cauchemar qui s’installe inexorablement : les terrifiantes conséquences des radiations vont apparaître l’une après l’autre, la maladie et la mort s’installent. On baigne dans l’angoisse, avec des scènes bouleversantes d’émotion. L’ensemble est remarquable.

Killing cars (Les voitures qui ont mangé Paris)

Killing carsPeter Weir, jeune cinéaste australien, est maintenant mondialement connu grâce au succès de «L’année de tous les dangers», et à la récente présentation au Festival de Cannes 1985 de «Witness», avec Harrison Ford. Ceci ne doit pas nous faire oublier qu’il a débuté en signant de jolis films fantastiques comme «Picnic at Hanging rock», «The last wave», et ces «Voitures qui ont mangé Paris», aujourd’hui rebaptisé «Killing cars». Le Paris en question n’est pas le nôtre, il ne se trouve pas non plus au Texas, mais au fin fond du désert australien. C’est un village qui vit complètement à l’écart du progrès et de la civilisation. La circulation automobile n’y est pas intensive, cependant il y a de fréquents accidents à la périphérie de la localité. C’est ainsi qu’Arthur, un voyageur sorti sain et sauf d’une collision, échoue à Paris où on lui offre un poste d’infirmier à l’hôpital. En fait, il est prisonnier du village. Et il se rend compte de l’étrange comportement de ses habitants, qui provoquent ces accidents comme les naufrageurs d’un autre siècle, pillant les épaves et s’emparant même du corps des victimes pour servir à de curieuses expériences de réanimation… Tout cela finira comme on pouvait s’y attendre : mal, très mal. Une explosion de folie et de violence qui annonçait, déjà, «Mad Max». Un conseil : accro-chez-vous à vos fauteuils.

Viva la vie

Viva la vieLelouch truque… Mais c’est, par moment, un truqueur de génie ! Côté technique, il n’y a rien à dire. Il y a du lyrisme dans l’image, de la voltige dans le mouvement de caméra, de la fête dans sa direction d’acteurs. Mais, côté scénario, on peut se montrer plus sceptique. Avec «Viva la vie», son vingt-sixième film, Claude Lelouch s’est offert le luxe (et ça a superbement marché) de faire entrer les gens dans les salles sans leur donner la moindre information sur ce qu’ils allaient voir. Seulement un titre énigmatique : «Viva la vie» sans point d’exclamation. Seulement une distribution solide (avec, pour certains, le côté pensionnaire permanent des Films 13) Rampling, Piccoli, Trintignant… et Evelyne Bouix, Charles Aznavour, Laurent Malet, Tanya Lopert, Raymond Pellegrin, Charles Gérard, sans oublier la participation d’Anouk Aimée. Seulement, pour affiche, une photo d’un groupe de gens, dans la nuit bleutée, le regard fixé vers le ciel, attendant quelque chose (peut-être une «Rencontre du troisième type» !). Alors ? Après un an d’exploitation du film en salles, après les articles rendant compte du film, après le bouche à oreille… faut-il encore garder la même stratégie que Lelouch et ne pas dévoiler le contenu du film à ceux qui vont le découvrir pour la première fois en cassette ? Disons tout de même qu’il s’agit de terriens et d’extra-terrestres… De terriens qui disparaissent et reviennent en disant avoir été enlevés par des extra-terrestres… qui voulaient faire d’eux les messagers d’une mise en garde pacifiste. L’originalité du film de Lelouch est dans son talent de conteur, son art de créer une atmosphère (avec la nuit, une route déserte et une voiture abandonnée par exemple) et sa façon de ne pas reculer devant les morceaux de bravoure les plus racoleurs (la leçon de prononciation/chant, par exemple). Lelouch c’est l’auberge espagnol… avant que le film ne commence, on sait déjà si on aime ou pas !

Ni avec toi, ni sans toi

Ni avec toi, ni sans toiLe genre de titre à se demander si ça vaut vraiment le déplacement et s’il est nécessaire de se munir de son paquet de Kleenex avant de se lancer. Et malgré l’horripilante, mais néanmoins talentueuse Evelyne Bouix qui n’a pas joué Piaf pour rien tant elle ressemble à un oiseau tombé du nid, et Philippe Léotard le torturé qui fait de la peine, c’est sûr que l’on ne s’écroule pas de rire toutes les cinq minutes. Sauf si la sauce mélo ne prend pas… Le thème simple comme la vie ! Un homme et une femme s’aiment, se désaiment, se raiment… Bref, après s’être séparés, ils se remettent ensemble et ne s’en remettent jamais. Souffrance, alcool, destruction mutuelle. Vive la vie ! «Ni avec toi, ni sans toi» est un film mélo, sensible, mais sans surprises. Le titre a déjà tout dit et François Truffaut le disait beaucoup mieux et avec plus de classe dans «La femme d’à côté».

Mariage

Henri et Jeanine, gauches et empruntés dans leurs costumes neufs, seraient presque émouvants lorsqu’ils emménagent, le soir de leur mariage, dans cette petite maison de Saint-Aubin-sur-Mer. Nous sommes le 5 juin 1944. Le lendemain matin, pas de grasse matinée qui tienne : c’est le fracas des obus qui réveille les jeunes mariés. Tiré du lit, Henri entre in extremis dans la Résistance. Héros malgré lui, le trouillard joue le jeu de la légende héroïque. Tous les ans, c’est un comble, c’est lui qui fera un discours pour fêter la Libération. Entre-temps, le ménage va à vau-l’eau. Ce benêt d’Henri ne s’est pas amélioré avec l’âge, il est devenu un radoteur mesquin, et la belle Jeanine s’est aigrie précocement. Claude Lelouch les retrouve de décennie en décennie 5 juin 1954, 5 juin 1964, 5 juin 1974 enfin. Quatre journées, quatre actes qui décrivent impitoyablement la désagrégation d’un couple mal parti dès le début, l’invasion des problèmes quotidiens. C’est sans doute le film le plus agressif de Lelouch, l’envers de son unanimisme humaniste. Au-delà de la performance de Bulle Ogier et de Rufus, le tout est d’un mépris de l’humanité et d’un poujadisme étriqué qui frise le malaise.

Cal

Dès qu’on évoque, au cinéma, le problème irlandais… c’est le tir groupé. Un peu comme pour le drame algérien, en France. CalPourtant un Irlandais est parvenu, dans le cadre du cinéma anglais (et grâce au producteur number one qui est en train de réveiller la production britannique : David Puttman !), à faire l’unanimité. Pat O’Connorlé dit lui-même «Mon film n’est pas fait pour flatter une quelconque tendance. Le sujet, c’est l’agonie de l’individualité dans un climat de passions». «Cal» n’est pas un film politique, c’est une double histoire d’amour. Et les seules affirmations que se permet le film ne sont pas politiques, mais traitent de l’amour. De la relation entre un père et un fils, autant que de celle entre une femme et un jeune garçon de 19 ans. Mais Pat O’Connor ne cache pas que la cohabitation entre loyalistes protestants et catholiques est difficile, surtout dans les classes ouvrières où les haines se doublent d’un crucial problème de chômage. Pat O’Connor montre que rien n’est simple pour l’individu. Chaque clan oblige à prendre parti, vous viole votre libre arbitre. On est, quelque part, victime de sa naissance. Lorsque Cal et son père, catholiques et tolérants qui vivent dans un environnement protestant, voient leur maison incendiée… une femme protestante vient leur dire combien elle a honte pour ses coreligionnaires… Pat O’Connor évite les stéréotypes trop souvent trimballés par la presse pour impliquer émotionnellement son spectateur. Et c’est là la vraie force de son film. Cal et son père ont du mal à se comprendre… Pourquoi Cal préfère-t-il être chômeur que de travailler jusqu’à la nausée dans les abattoirs locaux ? Cal est amoureux d’une veuve catholique italienne qui a épousé un protestant… Pourquoi Cal et Marcelle ne peuvent-il pas tenir leur amour loin de la cruelle réalité politique ? Cette belle histoire d’amour sur une toile de fond d’angoisse et de violence nous concerne tous !

Au péril de sa vie

L’érotisme colonial des années soixante, ça tombe sous le sens et les sens, et «Au péril de sa vie» n’y échappe pas. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Rachel Cade (Angle Dickinson), une infirmière très BC-BG, est envoyée au Congo. Elle est séduite par Henry Lecomte – Peter Finch – le commandant en chef de la garnison, un homme vertueux, religieux, un peu coincé. De ceux qui épousent ou rien. La belle Rachel n’ayant pas réussi à écarter le sir Henry de son droit chemin planté de vertu, se console en soignant les indigènes malgré leur hostilité. Une hostilité qui se muera en vénération lorsqu’elle sauvera un enfant de la mort. Un jour, un avion s’écrase à proximité du village. Seul survivant : James Bond ! Pardon, Paul Wilton (Roger Moore). Moins vertueux que Henry, il fait craquer Rachel qui a, bien sûr, passé des heures à son chevet pour le soigner. Une fois guéri, il repart, sans savoir qu’elle attend un enfant de lui… Tourné dans la jungle du Congo, ce film très moraliste et colonial est une perle du genre. La chaleur, les boys, les ventilateurs, les papy-broussards, les bêtes sauvages, les caricatures d’indigènes….tout y est. On croit rêver. Du somptueux mélo dirigé par une rousse Angie Dickinson de brousse à vous faire tourner la tête. A regarder dans un hamac avec les radiateurs poussés aux maximums !

Kaos, contes siciliensKaos, contes siciliens

Quatre récits adaptés librement de Luigi Pirandello. Tourné par la magie des frères Taviani dans les décors naturels, splendides de la Sicile profonde. «L’autre fils» ou une mère œdipienne qui règle des comptes diaboliques avec ses fils. «Mal de lune» ou comment Bata, un paysan jeune marié devient possédé par les nuits de pleine lune. «Requiem» ou le combat d’une communauté de bergers qui veut avoir son cimetière dans la montagne parce que le père va mourir. Et enfin « Conversation avec la mère » qui met en scène Pirandello lui-même, de retour dans sa maison natale de Sicile et qui dialogue en rêve avec sa mère morte. «Kaos», c’est le chaos, le vide, l’informe dans la mythologie grecque. Le premier dieu, la substance d’où va naître le monde avant que toute chose existe. Ces contes siciliens et païens mêlent à la fois des références fantastiques, mythologiques. Ils jonglent avec l’imaginaire et la folie. La folie, un mot clé pour «Kaos». Un requiem pour la folie… ou la poésie.

Le succès a tout prix

Le succès a tout prixLa petite histoire d’un metteur en scène de théâtre polonais Aleksander Rodak (Michael York) aux prises avec son fils Adam (Michael Lyndon). Adam vit aussi mal, mais de manière différente leur exil en Angleterre. Alex a d’énormes difficultés à monter son spectacle, consacré à la Pologne. Adam joue les punks par provocation. Alex réussira finalement à monter son spectacle. Clic clac merci Rodak. On a compris comment un créateur immigré peut réagir face à l’indifférence générale de l’Occident, on a compris aussi que l’on s’ennuyait ferme à l’Est et c’est même un peu trop facile. Cela dit, cette histoire de metteur en scène exilé à Londres et pris entre les problèmes de famille et de création est très proche de Skolimowski et de ses fils. Un film règlement de comptes.

L’amour à mort

Elizabeth et Simon s’aiment très fort. Un soir, Simon s’effondre. Le médecin arrive et ne peut que constater la mort. Pourtant, quelques instants après le départ du médecin, Simon revient à la vie. A partir de là, chaque instant vécu par Simon avec Elizabeth prend une valeur qui n’est compréhensible que pour ceux qui reviennent ou qui sont déjà revenus de très loin… Ils vivent surtout avec le sentiment que tout peut basculer d’une seconde à l’autre. Tout bascule. Simon meurt vraiment. Aidée par un couple de pasteurs protestants, Jérôme et Judith, Elizabeth va chercher les moyens et les raisons de survivre à Simon…L'amour à mort «L’amour à mort» est un très grand film d’amour. Les dialogues, les plans, les ambiances, les vides, toute l’atmosphère du film est baignée de !a lumière et du génie de Resnais. Dans cette trame idéale, l’interprétation des personnages de Simon et Elizabeth est désastreuse. Voulu ou pas, ces personnages, pourtant interprétés par des talents sûrs (Pierre Arditi-Sabine Azema) sont horripilants, agaçants et mauvais joueurs ! Les cris de souris d’Elizabeth effondrée par la mort de Simon feraient plutôt rire tant ils frisent le ridicule. Et ce n’est certainement pas le propos de Resnais qui joue de l’humour à doses infinitésimales…

Signé Charlotte

Signé CharlotteDeux femmes pour un homme. Mathieu après avoir eu une vie mouvementée s’est équilibré et installé dans la vie avec une douce jeune femme. Surgit alors du passé une Charlotte un peu chanteuse, un peu punk et beaucoup fofolle. C’est une ex de Mathieu. Avec elle, il a vécu l’amour passion, la déchirure. Ladite Charlotte débarque avec son sac à dos de problèmes, ses caprices de femme-enfant, ses fantasmes et surtout avec un meurtre sur le dos. Le film tourne alors à la comédie policière. Charlotte entraînera Mathieu dans sa cavale jusqu’à la frontière espagnole. Mythomane, fol-dingue et en même temps sympathique et passionnée, Charlotte tient dans ses mains le destin de Mathieu. Un premier film de «sisters» qui fonctionne bien. Le tandem Caroline/Isabelle Huppert tourne bien. On découvre même une autre Isabelle Huppert avec un registre comico-triste qu’on ne lui connaissait pas. Un film sensible et plein d’imagination.

Love lettersLove letters

On parle de Coppola, Bogdanovich ou Scorsese comme les poulains du maître de la série B, Roger Corman… Tous ont commencé en faisant un petit film d’épouvante, de science-fiction ou un thriller. Et, aujourd’hui, ils sont parmi les cinéastes les plus marquants de la nouvelle génération américaine. La «poulinière» Corman semble bien avoir engendré un vrai cinéaste. Pardon… «une» cinéaste ! Amy Jones. Corman l’a d’abord engagée comme chef monteuse puis, en 1981, lui a confié la réalisation de «The slumber party massacre». On était en pleine vogue « Halloween » et autres «Massacres à la tronçonneuse». La douce Amy a donc imaginé trois nanas venues, chez l’une d’elles, pour une party «sac de couchage» et traquées par un tueur fou à la perforeuse rôdant autour de la maison. Inutile de dire que, féminisme oblige, les dames avaient le dessus. Mais, tout dégoulinant de sang et de clichés, ce dernier film (inédit en France, même en vidéo) avait déjà de nombreuses qualités. La réussite de «Love letters» n’est donc qu’une demi-surprise. Amy Jones s’offre un portrait de femme attachant, mais sans complaisance. Anna est étudiante et disc-jockey «classique». Un soir, elle rencontre un photographe plein de charme, mais marié. Elle décide donc de l’éliminer de sa vie sentimentale. Mais, à la mort de sa mère, Anna découvre dans ses affaires une série de belles lettres d’amour que la défunte échangeait en secret avec un autre homme. Ce bonheur idyllique, mais frustrant la décide à tenter l’aventure avec le photographe marié. Mais la réalité est loin de ce qu’elle rêvait. Anna, c’est Jamie Lee Curtis (une habituée des films de tueurs fous). La comédienne et sa réalisatrice peuvent enfin montrer qu’elles sont capables de mieux que les sanglants thrillers. «Love letters» est une chronique dramatique qui séduit comme une petite musique douce amère.

La tête dans le sac

La tête dans le sacLauzier adapte une de ses bandes dessinées. Il l’avait déjà fait avec «P’tit con». Et, comme le plus souvent dans l’œuvre de Gérard Lauzier, quelqu’un en prend plein son matricule… La publicité du film, à sa sortie en salles, disait : «Paris c’est la jungle !». La cible sera donc le petit milieu, friqué et nocturne, parisien. Très fidèle à sa BD, Lauzier raconte les mésaventures professionnelles et amoureuses de Romain, le patron d’une grande agence de pub qui a tout pour être heureux : Jaguar, valet stylé, bel appartement et maîtresse de charme habillée par Chanel… Mais il a aussi quelques années de plus que ce jeune mec fougueux et sans complexe, qui débarque un jour dans ses pattes et va petit à petit le pousser vers la sortie. Romain, avec ses (disons) cinquante berges, devait ressembler trait pour trait à ce jeune crocodile quand il avait vingt ans. Parallèlement, Romain va aussi s’apercevoir que, côté cœur – comme côté portefeuille, il a aussi quelques années de trop. Devant Eva, fragile jeunesse rencontrée dans une soirée mondaine, il va craquer comme un fou. Lui qui a toujours défendu son territoire à coups de dents et de griffes, il va se laisser envahir et parasiter à mort ! En fait, une nouvelle fois, sous couvert de comédie de mœurs, Lauzier nous raconte une horrible tragédie. Mais, comme ses héros n’ont vraiment rien pour attirer la sympathie, on s’en fout et on rit de bon cœur.

L'homme à femmesL’homme à femmes

Avec «L’homme qui aimait les femmes», François Truffaut avait tourné un de ses films les plus personnels, mettant beaucoup de lui-même dans le personnage de Charles Denner, grand amoureux des femmes et de l’écriture, et aussi fétichiste des jambes… Le remake tourné par Blake Edwards sous le titre «The man who loved women» est à l’image de son titre français «L’homme à femmes» : réducteur et tirant sur la vulgarité… Il y a entre les deux films toute la distance qui sépare la finesse et la sensibilité écorchée de Charles Denner à cette espèce de fatuité qui fait partie de l’image de marque de Burt Reynolds… Blake Edwards a, par ailleurs, réussi à introduire son épouse Julie Andrews en lui inventant un personnage de psychothérapeute-confidente de ce héros-don-Juan auprès de qui les belles se succèdent, prétexte à un agréable défilé d’actrices décoratives. L’esprit boulevardier règne chez Blake Edwards, on est loin de Truffaut. Pourtant, si on n’a jamais vu le véritable «Homme qui aimait les femmes», on peut prendre un certain plaisir à cet hommage maladroit transformé en divertissement hollywoodien…